- émule
- (é-mu-l') s. m. et f.1° Celui, celle qui rivalise avec un autre dans les choses louables.• Autrefois notre émule, à présent notre appui, VOLT. Tancr. I, 4.• En parlant de M. Bernoulli, je ne tenterai point de l'apprécier, et encore moins de prononcer entre lui et ses illustres émules, CONDORCET Daniel Bernoulli..Au fém. Carthage fut la puissante émule de Rome.• Je sais.... Que Londre est de tout temps l'émule de Paris, VOLT. Henr. I.En mauvaise part.• Ah ! parmi ces flatteurs, émules d'infamie, Une tête innocente est bientôt ennemie, M. J. CHÉN. Tibère, I, 1.2° Fig.• L'amiante allongeant ses membranes soyeuses, Qui, se changeant en fil, donnent ce tissu fin, Triomphant de la flamme et l'émule du lin, DELILLE dans le Dict. de BESCHERELLE.• Nous nous disions que c'était là [Moscou] le terme promis à nos travaux ; qu'enfin nous allions nous arrêter, puisque nous ne pouvions plus être surpassés par nous-mêmes, après une expédition noble et digne émule de celle d'Égypte, et rivale heureuse de toutes les grandes et glorieuses guerres de l'antiquité, SÉGUR Hist. de Nap. VIII, 4.ÉMULE, ÉMULATEUR. Ces deux mots ne diffèrent que par la terminaison ; et c'est dans la terminaison qu'il faut chercher la nuance qui les distingue. La finale ateur exprime l'action ; et dès lors tandis que émule ne représente que l'état d'émulation, émulateur en représente l'action.Lat. aemulus.
Dictionnaire de la Langue Française d'Émile Littré. d'Émile Littré. 1872-1877.